Le Conspirationnisme - Le Complot Cosmique
moment-là, même s’il y a des choses très dérangeantes, il y a toujours le recul nécessaire. Après, c'est vrai que pour étudier ça il faut quand même avoir un minimum d'empathie pour comprendre les phénomènes. L' empathie n'étant pas de la sympathie, je précise bien. Il faut quand même arriver un peu à se mettre à leur place pour analyser les ressorts psychologiques, mais voilà c'est tout. Et encore, je travaille énormément sur la droite radicale, donc, de ce point de vue là, je n'ai aucun problème de recul. Le recul, je l'ai dès les origines. Mais sinon, c'est vrai que tous ces milieux là, comme je l'ai dit, pour moi c'est vraiment d'excellents matériaux pour des scénarios de films, de bandes dessinées, de romans. Et d'ailleurs Pauwels et Bergier l'ont toujours dit : Le Matin des Magiciens c'est du réalisme fantastique et les principales références citées dans ce texte sont des références littéraires Lovecraft, c'est Wellington, c'est d'autres auteurs : il n'y a aucune référence scientifique ou pseudo scientifique, il n'y en a pas ! Jean-Michel Abrassart : Je comprends tout à fait ton point de vue. Je veux dire, quandmoi je lis Pauwels et Bergier, j'ai la même approche. Mais enfin ils ont quand même eu un impact : la théorie des anciens astronautes c'est quand même à cause d'eux et maintenant cette théorie-là est quand même très mainstream en ufologie, il y a quand même beaucoup de gens qui ont pris se qu'écrivaient Pauwels et Bergier un peu au pied de la lettre. Stéphane François : Oui, d'accord, mais là, le problème ne vient pas de Pauwels et Bergier, le problème vient des gens qui ont lu. Donc là ça pose une autre question. Pourquoi ce succès pourquoi les gens de ces générations-là, donc de 60, 70, on adhéré autant à ce genre de discours. Jean-Michel Abrassart : Oui, pourquoi ? Stéphane François : Oui, voilà pourquoi. Et en France on a quelques universitaires qui travaillent sur ces questions-là et en particulier je pense Jean Bruno Renard, le sociologue des nouvelles mythologies. Il y a selon lui un besoin de réenchantement ; ça rejoint un peu le discours au XIXe siècle, des occultistes. Le XIXe siècle était le siècle scientifique scientiste par excellence et en même temps, parallèlement à cela, il y a eu un développement phénoménal des structures occultistes qui voulaient justement réenchanter le monde.
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